22 décembre 2012

La quête du feu

En août dernier, je me suis marié avec ma femme et nous avons reçu de la famille, des amis et des cadeaux.

Un des présents consistait en un forfait dans la vallée du Bras du Nord incluant chacun deux dodos dans une yourte, un accès à des millions de kilomètres se sentiers pédestres dans lesquels tu peux marcher ou te promener à pied et un petit tour de canot.

N'ayant jamais visité la vallée du Bras du Nord, on ne savait pas vraiment à quoi s'attendre...

L'enfer!


Quel endroit affreux! Perdus dans le fin fond des coins les plus reculés des forêts sauvages du Nord québécois, à quelques mètres du Pôle Nord, nous avons dû abandonner le camion au pied d'une falaise faute de route carrossable.



Après des heures de marches dans une forêt presque impénétrable, nous sommes arrivés à la rivière qu'il nous fallait évidemment traverser sur un pont de cordes probablement construit à l'aide de nerfs de mammouth lors de la dernière Ère glacière. Mal entretenu et tenant à peine en place, c'est avec un grand soulagement que nous avons atteint l'autre rive, à l'opposée de celle d'où nous venions.

À notre grande surprise, les animaux sauvages n'étaient pas aussi dangereux qu'ils le semblaient de prime abord et mis à part quelques morsures avec infection mineure, nous avons atteint la yourte sans véritable problème.




Le véritable problème est survenu quand on a voulu allumer un feu pour éloigner les loups. Nous avions oublié les allumettes... Il a fallu 2 heures à essayer de frapper des pierres ensemble et de frotter des bâtons entre nos mains pour n'obtenir que des blessures comme seul résultat et réaliser qu'il fallait retourner au camion pour espérer en trouver. Il n'y en avait pas. Heureusement, pendant mon retour, j'ai rencontré un coureur des bois qui m'a dépanné en échange de mon pantalon.




La yourte n'étant pas chauffée et à demi détruite par les ours qui peuplent la région, nous avons passé
la nuit dans les conditions les plus primitives et exécrables qu'on puisse imaginer. Recouvert de feuilles humides et de branches de sapin afin de conserver notre chaleur corporelle, c'est épuisé que nous voyions enfin le soleil se lever.




Quelle ne fut notre stupéfaction, en sortant de notre abri, de découvrir que la moitié ouest de la région est un désert de sable s'étendant jusqu'à l'horizon peuplé de serpents et de scorpions. Du côté Est, c'est la forêt impénétrable.




Le pont ayant été détruit durant la nuit lors du passage des derniers troupeaux de caribous, j'ai traversé la rivière debout, en équilibre, sur la dernière corde reliant les deux rives avec tous nos bagages attachés à ma ceinture. Maria, voyant la corde s'effilocher à chaque pas que je faisais, préféra traverser à pied en combattant les piranhas et les crocodiles.




Elle arrive sur l'autre rive avant moi et en profite pour créer un petit sentier afin de faciliter la vie aux chasseurs de mammouth de la région.




En essayant de dégager le camion enseveli sous les pierres lors du tremblement de terre qui secoua la région durant la nuit, Maria s'est légèrement blessée. On la voit ici épuisée, laissant guérir sa jambe cassée le temps que je fabrique un canot en écorce de bouleau en vue du retour à la civilisation.




L'embarcation terminée, nous avons échangé une partie des vêtements qui nous restaient contre une paire de rames sculptée par les indigènes utilisant les dents de castors vivants qu'ils tiennent par la tête.




Apeurés par des canards sauvages faisant plus de 100 kilos et nageant à plus de 25km/h, nous avons finalement pu utiliser le canot après que les oiseaux eurent tué le crocodile qui s'était aventuré près d'eux.





C'est enfin au bout de deux jours dans la rivière sauvage, de chutes dans les chutes et d'interminables portages que nous avons retrouvé la civilisation.
Nous sommes retournés à l'automne pour voir les feuilles mortes. L'an prochain, nous irons quand elles sont encore dans les arbres, il parait que c'est plus beau.
Après avoir récupéré le camion qui était encore sous les pierres, nous sommes revenus à la maison.

25 septembre 2012

4 ans de silence



En 2008, je me suis inscrit dans Blogger avec la ferme intention d'écrire un petit mot chaque semaine, mais il fallait trouver un nom à mon blogue... 

Je voulais « Inepties ». En général, ça décrit bien mes paroles, mais quelqu'un utilisait déjà ce nom. J'en ai donc cherché un autre. Je viens de le trouver. Quatre ans de recherche acharnée dans des millions d'ouvrages enfouis dans les caves de centaines de bibliothèques à travers plus de 6 continents. 

Bafouillage.

Bafouillage c'est pas mal, mais inepties c'est meilleur. Le plus triste c'est que le blogueur l'a enregistré en 2005 et n'a publié qu'une fois. Moi, des inepties, j'en dis tous les jours, pas une fois tous les sept ans...
Je vais donc me presser d'écrire un deuxième article afin de prouver que je suis plus apte que lui à dire des idioties.